Le Chevalet : Théâtre des Merveilles de Noyon

17 septembre 2017

La programmation de la saison du Chevalet doit être bouclée cinq mois avant le premier spectacle. De Charlélie Couture au Comte de Bouderbala, la directrice raconte les coulisses.

Les trois coups de la saison 2017-2018 du Théâtre du Chevalet seront donnés le samedi 30 septembre, mais le public se doute-t-il que le travail commence en fait des mois plus tôt ? Anne Lévy, la directrice de la salle noyonnaise, planche toute l’année sur la programmation. «  Je vois beaucoup de spectacles à Paris, à Amiens, en vue des prochaines saisons. Je me déplace aussi au Festival d’Avignon, en juillet. Pour sélectionner les artistes, je suis attentive à ce qui peut toucher un large public sur des récits de vie, des thématiques comme les relations familiales, témoigne la jeune femme. Je tâche de diversifier entre chansons et récits, mais également de planifier la découverte de jeunes artistes afin de leur donner leur chance. »

« Charlélie Couture, je le suivais depuis plusieurs années »

La préparation d’une saison représente une année de travail : après avoir sélectionné les artistes, il faut encore négocier, caler les dates. Un énorme travail de planification avant de rédiger les plaquettes, d’avril à juin, les faire imprimer en juillet et les distribuer en août.

Anne Lévy a ainsi dû jouer serré pour signer le spectacle d’ouverture : «  Faire venir Fred Pellerin pour le 30 septembre n’a pas été simple, car cet artiste québécois ne vient qu’un mois par an en France, détaille-t-elle. La présentation de son spectacle de la tournée en ouverture de saison à Noyon, c’était inespéré !  »

Même bataille pour la venue du chanteur Charlélie Couture, en février prochain : « Cela n’a pas été plus facile, mais la production Azimut nous permet là encore d’accueillir un artiste qui fait son avant-première de tournée en France, glisse la directrice. Cela faisait plusieurs années que je regardais ce qu’il faisait. J’avais envie de le faire venir car je trouvais cet artiste talentueux et instinctif. Il a longtemps vécu aux États-Unis et a notamment passé un an en Louisiane, à Lafayette, d’où le titre de son nouvel album. Il en a tiré des inspirations musicales très intéressantes ».

Anne Lévy a aussi été séduite par la Compagnie Lurrak, des artistes espagnols déjà venus au Chevalet qui lui ont proposé de venir se produire le vendredi 8 décembre. Ce qu’elle a accepté avec ferveur : «  Le cirque contemporain est particulièrement apprécié des plus jeunes. »

La saison sera également marquée par une grosse programmation pour les enfants avec des spectacles un samedi par mois, comme celui de marionnettes avec L’Enfant de la montagne noire, pour un public à partir de 7 ans. «  Nous travaillons en partenariat avec les écoles. Le jeudi et le vendredi leur sont réservés, pour des rencontres avec les artistes. Et les jeunes peuvent ensuite revenir avec leur famille  », souligne la directrice.

Cette dernière aime également inviter des humoristes – comme le Comte de Bouderbala en octobre –, ou des artistes issus du cirque tels que Lurrak, annoncé pour une représentation en décembre. « J’aime faire découvrir des spectacles originaux et surprenants. À la fin, les gens m’expriment leur ressenti  ».

 

Source : Courrier Picard